Le site "Marcel L'Enfant" n'a aucune vocation marchande , le ".com" n'ayant pour but qu'un meilleur référencement sur certains moteurs de recherche. Les œuvres présentées ne sont donc pas à vendre. Vous pouvez les diffuser librement , mais pas commercialement, et ainsi contribuer à faire connaître le peintre , à condition de respecter sa signature ou son nom.

"Jeux interdits" accompagnent la visite .

Si vous souhaitez dans le même esprit faire publier gratuitement sur ce site des photographies d' œuvres de Marcel L'Enfant, vous pouvez entrer en relation avec l'initiateur du site en cliquant sur : facebook . Vous pouvez aussi écrire à l'adresse mail : castel.bertrand@orange.fr

Ce musée virtuel veut faire admirer l'art créatif du peintre qu'on peut qualifier d'impressionniste, même s'il a peint, rarement en plein air, longtemps après Eugène BOUDIN et Claude MONET, des paysages animés pittoresques. Il a figuré sur le Bénézit de 1948 à 1976.



Marcel L'Enfant est né à Paris (10ème) le 8 décembre 1884 et décédé le 25 janvier 1963 à Franconville, où il a vécu avec son épouse Jeanne de 1923 à sa mort sans laisser d'enfants. Ses dernières années furent difficiles en raison d'une cécité.
Il a été l'élève d'Edmond Eugène VALTON (1836-1910), professeur à l'Ecole Germain Pilon*, qui fut président de la société des artistes indépendants (1889-1908). Il a participé tous les ans à compter de 1912 au salon des indépendants, ainsi qu'à de nombreuses expositions à Paris, en province et à l'étranger. Une de ses œuvres a été acquise par l'Etat en 1936, mais elle a disparu des inventaires nationaux .
Si vous vous étiez arrêtés devant le " Buisson" au 133 (puis 227) de la Chaussée Jules César, vous auriez aperçu à travers l'épaisse frondaison du parc privé, la verrière de son atelier. C'était là, dans ce cadre à la fois paisible et poétique, loin des chapelles et des cénacles, auprès de sa compagne, témoin éclairé de ses recherches, que travaillait le peintre. Sa maison et le bois n'existent plus aujourd'hui.
Rarement artiste n'a été aussi éloigné du souci de renommée. Il a poursuivi modestement sa tâche, en perfectionnant chaque jour son art, persuadé que rien de bien ne peut se faire sans un travail acharné. Il adorait son métier.
OUTRE SA PASSION POUR LA FORÊT, IL AVAIT PAR ATAVISME -SES PARENTS VENAIENT DE GRANVILLE- UNE ADORATION POUR LA MER. DE SES VOYAGES EN BRETAGNE ET EN PROVENCE, IL A RAPPORTÉ UNE BELLE ET RICHE MOISSON DE NOTES POUR SES PEINTURES. ET LÀ, DANS LE CALME DE SA DEMEURE, IL A RECRÉÉ LA VIE DES PORTS VOILEUX ET DES PAYSAGES D'ARMORIQUE AUX TONS CONTRASTÉS, ET DU LITTORAL DU MIDI AUX COULEURS CHATOYANTES.
un dimanche à Audierne65 x81 cm HST
Le retour de pêcheSaint Tropez 65 x100 HST

Ecoutons, vers 1935, M. Hoffmann-Eugène, critique d'art renommé, fondateur du "livre d'or des peintres-exposants", ancêtre du Bénézit :

"Le peintre sait s'adapter avec une souplesse remarquable aux différentes atmosphères, pour dégager le caractère, l'ossature et l' âme même de tous ces paysages d'allure si diverse, de présentation si variée. La sensibilité aiguë de l'artiste se trouve soutenue par un métier, qui pour Marcel L'Enfant, n'a plus de secrets, et c'est ce qui, je crois, fortifie son succès auprès du public. Il se classe parmi nos meilleurs marinistes actuels, produisant des effets de coloris d'une bonne harmonie sans jamais dépasser la note de distinction et de bon ton qui indique un esprit pondéré, un pinceau toujours maître de ses effets, en un mot un talent bien équilibré. On apprécie ici le magistral effort d'un artiste sincère dont l'oeuvre reste des plus intéressantes à parcourir et à analyser dans tous ses détails".

LES GOUACHES, AQUARELLES OU HUILES PRÉSENTÉES ICI À CÔTÉ DES ESQUISSES, CROQUIS ET AUTRES DESSINS, EXPRIMENT, AVEC AUTANT DE CONCISION QUE DE CHARME, LA POÉSIE DE L'EAU ET DU CIEL. MAIS SI LA MER EST LE THÈME AUQUEL L'ARTISTE ÉTAIT LE PLUS ATTACHÉ, IL FUT AUSSI LE DÉLICAT INTERPRÈTE DE L'ÎLE DE FRANCE OÙ IL VIVAIT.

Cet espace internet , qui contient plus de 200 vues, a été créé en août 2013 à la charnière du cent-trentième anniversaire de la naissance du peintre et du cinquantenaire de sa mort. Les œuvres publiées ici viennent surtout de la collection d'une branche de sa famille .

Il doit beaucoup aussi à Madame Danièle MILLS (de Guidel) , ici remerciée, qui a gentiment permis l'accès au fonds d'artiste du peintre, contenant de nombreuses esquisses et de précieux documents biographiques, acquis par son père après la disparition de Marcel et Jeanne L'ENFANT.
Le site est aussi grandement redevable à Nicolas PARIS et Adélie CASTEL (de Caen tous deux), le premier, excellent informaticien, étant son talentueux créateur technique, et la seconde ayant apporté une vision esthétique attractive, tout en étant l'auteure des meilleurs clichés.
Merci aussi au site "Le musée virtuel de l'Île de Bréhat" qui diffuse quelques œuvres de Marcel L'ENFANT sur cette île .

Bon vent ! Mais d'abord un poème...

Bertrand Castel

* fusionnée en 1925 avec d'autres Instituts aujourd'hui réunis sous l'enseigne de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art

mer grise

Les pêcheurs et le peintre

Le navire quittait son havre familier
pour chercher au large des espoirs par milliers,
tandis que l'équipage observait les familles
dont les yeux ne songeaient qu'au retour de la quille,
et les mats et pensées se penchaient vers les cieux,
et l'océan rendait les marins silencieux,
paralysés par de vieilles peurs ruisselantes
qui précèdent l'assaut furieux des déferlantes,
envahissant les vaisseaux en les rendant lourds, 
et précipitant les hommes dans les fonds sourds.


 Puis au rythme alangui d'une mer plus sereine,
 et comme libérés d'une invisible chaîne,
 les hommes concentrés déroulaient les filets, 
et le peintre rassuré pouvait, sans ciller, 
croquer à main levée l'oscillation des voiles
 en suivant les silhouettes voûtées sous leurs toiles,
 mains, pieds et corps se jouant de la pesanteur
 en dépit d'incertains soubresauts chahuteurs,
 réduits à mesure que s'éloignaient les côtes,
 et que l'on amenait le chalut et ses hôtes.


 Et durant un temps court, les gaillards se figeaient, 
tournés vers l'éclatant Ciel qui les dirigeait,
le remerciant de la riche et précieuse pêche,
 avant de tirer les drisses d'une main rêche
 pour emplir de brise les coiffes du bateau 
gonflées de l'honneur de rapporter le fardeau
 et un artiste chauve aux fragiles esquisses, 
dont les marins enfin contemplaient les traits lisses, 
brisés, brouillons ou vifs, où ils reconnaissaient
 postures et profils de l'œuvre qui naissait.

 (Bertrand Castel)